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Le passage en piscine de désactivation

Les assemblages déchargés définitivement des réacteurs sont fortement irradiants et dégagent encore une chaleur importante.

Ils vont séjourner de 3 à 5 ans, sous eau, dans une piscine de désactivation.

L’eau assure une double fonction : elle est un écran de radioprotection et un dissipateur thermique.

Le séjour en piscine de désactivation permet :

  1. La décroissance radioactive
  2. L’évacuation d’une partie de la chaleur résiduelle.

Responsabilités de l’exploitant 

Un équipement de pointe

Les piscines de désactivation peuvent aussi abriter des assemblages de combustible qui présentent une défectuosité. Ils ne peuvent pas être transférés tels quels vers l’entreposage intermédiaire.

SYNATOM a passé un contrat avec la société Framatome Allemagne pour mettre au point un procédé innovant pour la gestion de ces assemblages défectueux. Ce procédé appelé FREED a été qualifié par les autorités belges de sûreté et est aujourd’hui opérationnel.

Il permet par exemple d’extraire un crayon endommagé sous eau et de façon télécommandée. Une fois extrait, le crayon est placé dans une gaine qui est rendue étanche par soudage.

Le développement de FREED pour les unités de Doel 1 et 2, s’inscrit dans la recherche d’équipements susceptibles de faciliter la vidange complète des piscines de désactivation. Cette étape est un préalable incontournable au démantèlement d'une unité de production nucléaire.

FREED